Dans l’univers artistique de notre artiste partenaire Laurène Grisot alias Laurène Portraits, le doré n’est pas une simple couleur : c’est une lumière. Il vient souligner un détail, révéler une texture, faire vibrer un contraste. Qu’il soit discret ou affirmé, l’or s’invite souvent dans ses créations pour apporter ce supplément d’âme, ce point d’éclat qui attire l’œil.
Au fil de ses recherches et expérimentations, elle a découvert une belle diversité de produits dorés, chacun avec sa personnalité, sa matière, sa manière de se déposer sur le support.
Voici un tour d’horizon de mes préférés – ceux que j’utilise régulièrement, que je glisse dans mes carnets, sur mes originaux ou objets peints.

Mes essentiels dorés
Parmi mes incontournables, il y a d’abord l’acrylique Flashe. Sa finition mate très pigmentée offre une base opaque et intense, parfaite pour créer des zones d’or pleines de caractère. J’aime l’appliquer au pinceau, notamment dans mes carnets ou sur des objets décoratifs. J’ai d’ailleurs eu l’opportunité de réaliser un tutoriel en direct avec Le Géant des Beaux-Arts pour vous apprendre à customiser votre carnet de dessin avec la peinture Flashe biosourcée Lefranc Bourgeois disponible en rediffusion par ici !

À l’opposé du mat, les aquarelles Finetec sont devenues un indispensable. Leur brillance intense et leur richesse pigmentaire donnent un effet métallisé remarquable. À mi-chemin entre l’aquarelle et l’encre, elles s’appliquent facilement à l’eau et offrent une grande variété d’effets, du plus délicat au plus lumineux.

Et puis, il y a ma favorite : la peinture acrylique Lascaux Artist (Or royal). Une peinture acrylique très pigmentée avec un rendu élégant, entre doré classique et effet satiné. Son rendu est somptueux. À la fois dense, lumineuse, élégante, elle s’adapte aussi bien aux aplats qu’aux rehauts subtils. C’est une teinte “or” comme je l’aime : pigmentée, nuancée, ni clinquante ni fade.

Pour les lignes et les détails
Pour les détails plus fins ou les effets graphiques, j’utilise plusieurs types de marqueurs. Mon préféré est le marqueur calligraphie Edding Or. Sa pointe biseautée est parfaite pour les lettres ou les détails affirmés, et sa teinte est à la fois chaude et réellement métallisée. La réalisation ci-dessous a été faite à partir d’argile autodurcissante.

Les autres feutres dorés que j’ai testés (Posca, Staedtler, Faber-Castell, Marbel) peuvent avoir leur utilité, mais je les trouve plus “couleur or” que vraiment dorés. Ils manquent de ce reflet pigmenté, de cette intensité lumineuse que je recherche. Je les utilise donc plus ponctuellement, lorsque je veux un effet plus discret.
Explorer la matière

L’or, c’est aussi une question de relief. Pour créer du volume ou expérimenter la texture, j’ai aimé travailler avec la mixtion relief Gédéo de Pébéo, qui permet d’appliquer des feuilles de métal de façon localisée et précise. Une fois la colle appliquée et légèrement sèche, on y dépose les feuilles de métal dorées, comme celles du set Mona Lisa. Le résultat est spectaculaire : un véritable éclat, très différent d’une peinture.

La peinture Polycolor Maimeri en teinte “or riche”, elle, donne une finition plus nacrée et douce, qui se marie bien avec des compositions plus sobres ou des fonds sombres. Je l’ai utilisé notamment pour souligner des détails sur des objets décoratifs ou donner un effet précieux à des motifs floraux. La marque italienne Maimeri a également crée une gamme de peintures texturées la Polycolor Body.
Les godets dorés Aquarelle de Provence : j’utilise ces godets dorés pour des lavis légers ou des reflets subtils. Le doré ici est plus doux que Finetec, mais très poétique. C’est parfait quand je veux faire apparaître des touches lumineuses sans trop dominer l’ensemble.
Le plaisir d’expérimenter
Ce que je retiens de mes explorations, c’est que chaque produit a son propre langage. Certains dorés se prêtent mieux au dessin, d’autres à l’ornement. Certains sont discrets, d’autres flamboyants. Il n’y a pas un “bon” doré, il y a celui qui correspond à votre intention.
Mais parmi tout ce panel, je reviens toujours vers mes essentiels : la Flashe, les encres Finetec, la Lascaux et le marqueur Edding. Parce qu’ils répondent à ce que je recherche : une vraie lumière, une forte pigmentation, une qualité durable, et surtout, un plaisir de création à chaque utilisation.
Mon conseil principal : testez vos produits sur un papier adapté, observez comment ils sèchent, à quelle lumière ils révèlent leur éclat, comment ils interagissent avec d’autres médiums. Dans mon carnet, j’ai réalisé une double-page de tests comparatifs, que je garde précieusement pour mes futures créations.

Et si une nuance craquelle ou accroche mal, ce n’est peut-être pas la faute du produit, mais de son support ou de l’ordre des couches. N’hésitez pas à expérimenter, à revenir en arrière, à combiner les outils.
L’or dans une œuvre, ce n’est pas qu’une couleur : c’est une émotion. Un éclat qui attire, un détail qui magnifie. À vous de trouver la vôtre.













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