Il y a quelques temps, notre artiste partenaire Cynthia Dormeyer réalisait un comparatif de tous les marqueurs existants : acrylique, alcool, eau. Vous souhaitez vous orienter vers le feutre à alcool ? Cynthia vous guide dans votre choix et vous propose de comparer les marqueurs Winsor & Newton à ceux de Copic. Découvrez son avis à la fin de cet article !

Qu’est ce que des marqueurs à l’alcool ? Comment les utilise-t-on et sur quel support ? Voici les questions auxquelles je réponds dans cet article en comparant différentes marques. Découvrez les caractéristiques de chacune, les avantages et inconvénients de ces marqueurs et des exemples de réalisation, ainsi que mes coups de cœurs, afin de vous aider dans votre choix.
Marqueurs à alcool : de quoi s’agit-il ?
Les marqueurs à base alcool sont des outils polyvalents composés le plus souvent de deux types pointes. Leur forme peut varier entre pointe pinceau, ronde ou biseautée. Leur particularité est de pouvoir réaliser plusieurs nuances à partir d’un même marqueur en multipliant les passages. Un avantage pour réaliser des zones d’ombre ou des dégradés parfaits par exemple.
Ils sèchent rapidement, et peuvent être combiné avec d’autres outils tels que des crayons de couleurs ou stylos (attention à ne jamais les passer sur de la peinture fraîche, ce qui les abîmeraient en ramassant de la peinture sur la pointe). À noter que ces marqueurs ont une légère odeur.
On les utilise pour des croquis, de l’illustration comme le dessin manga ou la bande dessinée, ou encore des projets créatifs plus techniques.
Ces marqueurs s’utilisent sur des papiers spécifiques, que je détaille plus loin dans cet article.
Quels sont leurs avantages et inconvénients ?
Ce que j’apprécie particulièrement avec les feutres à alcool, c’est leur capacité à créer différentes nuances à partir d’une seule couleur en repassant plusieurs fois sur le même trait. Les doubles pointes sont un véritable atout : c’est comme avoir deux marqueurs en un, parfait pour alterner entre détails fins et aplats plus larges.
En revanche, ces marqueurs présentent quelques contraintes. Ils dégagent une légère odeur pendant l’utilisation et leur coût peut être un frein selon la marque choisie. Enfin, pour un résultat optimal, il faut utiliser des supports spécifiques comme le papier layout.
Quel feutre à alcool choisir ?
Gamme Copic : la référence
Les marqueurs Copic possèdent deux mines, échangeables une fois usées, et leur encre est rechargeable. Le Copic Layout et le Copic Sketch permettent une application fluide, et les couleurs de ces feutres sont lumineuses. De plus, la marque propose une large palette de plus de 500 couleurs pour les deux gammes combinées. Ces marqueurs sont fabriqués au Japon.


Le Copic Layout
Ce marqueur est plus gros à prendre en main que les deux autres puisqu’il contient plus d’encre, et est de forme carré. Très pratique pour éviter les roulements sur la table.
Apprécié par les designers, graphistes, architectes, il possède une pointe biseauté et une pointe fine, dont chacune est dessinée sur le corps du marqueur pour se repérer facilement. Sa pointe biseauté est très légèrement plus large que celle du Copic Sketch, et favorise un tracé plus épais. Sa pointe fine permet des tracés précis.
Son numéro (ici BV00) et le nom de la couleur (Mauve Shadow) sont inscrits sur les deux extrémités de capuchons. Sur le corps du marqueur figure le numéro uniquement.
Le Copic Sketch
Ce marqueur est apprécié par les artistes de tous niveaux. Sa forme ovale est ergonomique et très pratique pour éviter les roulements sur la table.
Il possède une pointe biseauté et une pointe pinceau, dont chacune est dessinée sur le corps du marqueur pour se repérer facilement.
Son numéro (ici YG23) et le nom de la couleur (New Leaf) sont inscrits sur les deux extrémités des capuchons. Sur le corps du marqueur figure le numéro uniquement.
Le Copic Ciao
Le Copic Ciao de forme ronde est le plus petit des trois, et est davantage proposé pour l’initiation, qui conviendra aux débutants. Son numéro et son nom figurent uniquement sur le corps du marqueur.
Il possède une pointe pinceau et une biseauté (de même largeur que la Copic Sketch) chacune étant dessinée sur le corps du marqueur. Un petit cran anti-roulement est ajouté sur les deux capuchons.

Comprendre le nom des couleurs sur le marqueur
Les lettres indiquent les noms en anglais.
Exemple : V = violet, B = blue, BV = Blue-Violet (bleu-violet), YG= Yellow-Green (jaune-vert)…
Avantages et inconvénients
- Le + : très large choix de couleurs, les différentes gammes proposées, les mines sont échangeables, les marqueurs sont rechargeables
- Le – : son coût élevé, l’achat des couleurs Copic représente un investissement. L’avantage est qu’avec une couleur, on peut réaliser différentes nuances
Promarker double pointe
Le Promarker Winsor & Newton est proposé à un tarif attractif. Les couleurs de ces feutres sont au nombre de 148, tandis que le Promarker Brush en propose 72, avec un tarif un peu plus élevé.

Le Promarker et les Promarker Brush proposent deux pointes chacun : une fine et une biseauté pour le Promarker, une pinceau et une biseauté pour le Brush. Ils peuvent être utilisés par un large public, professionnels, amateurs, débutants, illustrateurs etc…
Son design est de forme ronde et asymétrique, ce qui permet d’indiquer où se trouve chaque mine : le capuchon en forme de pointe indique une pointe pinceau ou pointe fine, alors que le capuchon rond indique la pointe biseauté quel que soit le marqueur choisi.
Le nom de la couleur est indiqué sur le corps du marqueur en plusieurs langues dont le français.
Un cran anti-roulement se situe sur le capuchon en pointe pour le maintenir stable sur la table.

Test
Photo ci-dessous : marqueur Brush en haut, Promarker classique en bas.

Avantages et inconvénients
- Les + : son coût abordable et accessible, la gamme comporte des couleurs néon
- Les – : marqueur non rechargeable, fabriqué en China

Quel papier ou support utiliser avec ces feutres ?
Favorisez des papiers blancs et lisses pour un rendu optimal. Sur papier coloré ou noir, le rendu des couleurs peut soit changer soit ne pas se voir du tout.
Je teste ces papiers plus en détails dans cet article.

Le Layout
Le marqueur à l’alcool est pensé pour être utilisé sur un papier conçu spécial, comme le papier Layout. Il s’agit d’un papier blanc très fin et lisse. Au contact de ce papier, l’encre ne fuse pas, et permet un rendu net et précis. Pour les techniques mixtes, utilisez uniquement des techniques sèches.
Retrouvez le papier Layout de Clairefontaine 75 g/m² ou le carnet Layout Double face 220 g/m² de Clairefontaine, le Bleedproof Marker Pad de Transotype, ou pour démarrer, le I Love Art. Séchage rapide.
Le Bristol de Canson
Ce papier plus épais, extra blanc et très lisse, supporte bine le marqueur à l’alcool. Séchage instantané. À titre personnel, et pour l’utilisation que j’en ai, ce papier est mon coup de cœur avec ces marqueurs.
Le Lana de Lanavanguard
Ce papier au blanc naturel, extra lisse (encore plus que le Bristol) et résistant a un toucher différent que celui du Bristol, comme un papier glacé. Il est conçu pour utiliser différentes techniques dont le marqueur. À son contact, l’encre semble glisser, avec possibilité de mélanger les couleurs entre elles (puisque temps de séchage plus long). Les résultats sont exceptionnels.
Alternative : le bloc Alcohol Inkpad de Clairefontatine. Ce papier est très blanc comparé au Lana.
Vous avez également la possibilité de dessiner sur du carton plume. La résultat étant optimal sur les supports cités précédemment.
Papier à ne pas utiliser
Je vous déconseille fortement d’utiliser vos marqueurs sur des papiers à grain : la nature du papier va absorber l’encre, ce qui va vider le marqueur plus rapidement, et abimera la mine tout aussi vite. De plus l’encre va fuser dans le papier surtout si vous maintenez l’appui du marqueur sur celui-ci, avec un résultat qui ne sera pas net.
Retrouvez mes réalisations tests, plus détaillées pour choisir votre support.

Quelle est la meilleure marque : l’avis de Cynthia
Il existe de nombreuses marques de qualité sur le marché des feutres à alcool, chacune avec ses spécificités et ses avantages. Ce que je partage ici, ce sont mes préférences personnelles et mon retour d’expérience après avoir testé différents outils. À vous de trouver ceux qui correspondent le mieux à votre pratique et à vos envies !
J’apprécie particulièrement les marqueurs Copic, notamment les Copic Sketch, que j’emmène facilement avec moi pour des croquis en extérieur. Ils sont agréables en main, pas trop gros, ne roulent pas, et proposent un large panel de couleurs. J’apprécie qu’ils soient rechargeables, même si je n’ai pas encore eu besoin de les recharger malgré le nombre de fois où je m’en sers.
Pour le support, je suis une fan du Bristol, ou similaire. J’ai récemment eu la bonne surprise de découvrir le Layout Double Face de Clairefontaine, en 220 g/m², et je trouve très surprenant de pouvoir dessiner au marqueur sur un papier si épais sans qu’il ne soit aussi lisse que le Bristol.















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