Notre artiste partenaire EloDraw teste la gouache HIMI ! La gouache HIMI est facilement reconnaissable grâce à ses petits pots de peinture « Jelly » géllifiée. Dans sa version Twin Cup, elle présente des godets doubles qui permettent de réunir deux couleurs dans un même emplacement. Pour ce test, EloDraw a choisi le coffret 48 couleurs dans son coloris Peach, avec ses teintes très colorées et son format particulièrement original.
J’ai finalement assez peu d’expérience en peinture, alors lorsque Le Géant des Beaux-Arts m’a proposé de tester cette nouveauté disponible sur leur site, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite de me lancer !
J’ai décidé de tester cette gouache à travers différents essais : nuancier, dilution, mélanges, opacité, superpositions, textures… mais aussi quelques petites illustrations. L’objectif est de voir comment elle se comporte réellement et surtout si elle est aussi facile à utiliser qu’elle en a l’air !

La gouache HIMI, c’est quoi ?
La gouache HIMI est une peinture à base d’eau qui se présente généralement dans une palette contenant plusieurs petits godets de couleur. La gamme Jelly Cup classique existe en 18 et 24 couleurs. La gamme Twin Cup existe notamment en 12, 36, 48 et 112 couleurs. Chaque boîte est disponible en plusieurs coloris, les nuances restent cependant les mêmes à l’intérieure des boîtes. Ces gouaches sont fabriquées à partir de peintures écologiques. Elles sont facilement lavables et non toxiques, convenant aussi bien aux enfants qu’aux adultes.
Le format est assez original : au lieu d’être vendue en tube, la peinture est déjà déposée dans des petits pots. Elle peut alors être directement utilisée au pinceau après avoir été légèrement humidifiée.
C’est d’ailleurs l’un des gros avantages de ce format : pas besoin de sortir plusieurs tubes et de préparer sa palette avant de commencer !
La gamme HIMI Twin Cup est une évolution majeure de cette gamme. Sa particularité réside dans ses godets séparés en deux compartiments, permettant d’intégrer deux couleurs différentes de 12g dans un seul emplacement standard. C’est cette gamme de 48 couleurs que j’ai pu tester dans cet article.



Elle est livrée avec une boîte et une palette portables, idéales pour la peinture en extérieur. La boîte de rangement pour gouache, avec son système de compartimentage, sert également de palette et se transporte facilement pour pouvoir peindre aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Je trouve cependant la boîte un peu lourde !

Une fois ouvertes, les peintures ont tendance à sécher avec le temps. Et selon le taux d’humidité, des moisissures peuvent parfois se former sur les peintures. HIMI précommande l’utilisation d’eau distillée plutôt que d’eau du robinet et l’utilisation d’un spray de gouache pour contribuer à prévenir la formation de moisissures. Dans mon cas, je vais me contenter d’eau du robinet, mais c’est bien de savoir ce qui existe pour préserver le plus longtemps possible sa gouache.
Découverte des pinceaux Princeton Select
Pour réaliser mes différents tests avec la gouache HIMI, le Géant des Beaux-Arts m’a fourni plusieurs pinceaux Select de Princeton, une gamme pensée pour les techniques mixtes. Je vais en utiliser de différentes formes.

Il y a les pinceaux à pointe ronde. La pointe ronde est très pratique pour les peintures à la gouache : elle permet de couvrir de petites ou grandes surfaces selon la taille choisie, tout en conservant une pointe suffisamment précise pour réaliser les détails.

J’utiliserai également une pointe lavis plat, idéale pour les grandes surfaces, mais aussi pour les fonds et les dégradés. Sa forme permet de déposer beaucoup de peinture et de réaliser des fondus homogènes.
La pointe langue de chat ressemble à la pointe lavis plat. Elle sera quant à elle intéressante pour varier les formes et les effets. Sa pointe permet de réaliser des détails précis tandis que sa partie arrondie permet de travailler les zones plus larges. C’est un pinceau particulièrement polyvalent pour les végétaux, les nuages, les pétales etc. Elle se situe à droite sur la photo.

Enfin, le pinceau stripper long sera réservé aux traits très fins et allongés. Le pinceau permet notamment de réaliser des herbes, des branches, ou des lignes très fines.

Voici quelques tests rapides avec les différents types de pinceaux.

Le meilleur papier pour la gouache
Pour mes tests, Le Géant des Beaux-Arts m’a envoyé deux papiers différents.
Le premier est le Book Graduate Mixed Media de Canson, un carnet conçu pour les techniques mixtes. Il possède un papier blanc de 200 g/m2, avec un grain léger. Il y a 72 pages. Il est adapté à de nombreuses techniques, notamment le crayon, l’aquarelle, l’acrylique, et les marqueurs. Son grammage reste relativement léger pour une peinture très humide, mais il est tout de même intéressant.

J’ai également reçu la pochette Gouache & Acrylique Clairefontaine Fine Art Essentiel, en 24 x 32 cm, 360 g/m², 6 feuilles. Ce papier blanc est idéal pour les techniques humides, puisqu’il ne gondole pas. Il est résistant à la lumière et au vieillissement. Les pigments garderont toute leur brillance.

Propriétés de la gouache HIMI
Palette de couleurs – nuancier de la gouache HIMI
Avant de commencer une illustration, je vous conseille toujours de réaliser un nuancier, même si la marque en propose un directement dans la boîte.

La gouache étant une peinture à l’eau, elle peut être :
- Très diluée : cela permet de voir la transparence et la luminosité de la couleur,
- Très concentrée : cela permet de voir son niveau d’opacité et son intensité maximale.
C’est donc encore d’autant plus intéressant, car certaines couleurs différent vraiment une fois déposée sur le papier.

Vous pouvez alors réaliser un nuancier classique, avec un peu d’eau, et également tester de diluer ou non la couleur pour voir les différents rendus possibles. Vous pourrez alors voir quelles couleurs sont les plus intéressantes à utiliser dans la palette.

Test des mélanges de couleur
On peut également mélanger les couleurs entre elles, et obtenir encore d’autres couleurs. En réalité avec une palette de 48 couleurs, vous avez des milliers de combinaison possibles : mélange de chaque couleur avec une autre, et plus ou moins diluée.
On peut par exemple appliquer deux couleurs côte à côte et les mélanger directement avec le pinceau. Vous pouvez également créer votre nouvelle couleur directement sur une palette pour plus de simplicité et de précision. Vous pouvez voir ici, à l’aide de 3 à 4 couleurs, la création de dégradés et de nouvelles couleurs.

Test de dilution des couleurs
Comme dit précédemment, vous pouvez changer la couleur voulue en ajoutant plus ou moins d’eau. Cela permet de voir jusqu’où on peut travailler une couleur. J’ai choisi ici la couleur bleue. J’ai ajouté à chaque fois un peu plus d’eau sur mon pinceau, en l’essuyant petit à petit. Plus vous diluerez la couleur, plus vous aurez un rendu proche de l’aquarelle !
Voici un rendu opaque jusqu’à un rendu très diluée.

Test d’opacité
Autre test que l’on peut réaliser : peindre par-dessus différentes couleurs pour voir lesquelles couvrent réellement les précédentes. J’ai réalisé un test sur foncé sur clair et clair sur foncé. Le foncé masquera définitivement la couleur claire, tandis que l’inverse sera plus compliqué, à moins de réaliser plusieurs couches.

Est-ce que la gouache Himi sèche ?
Je prélève un peu de chaque couleur et je laisse sécher complètement. La peinture sèche en quelques minutes en fonction de l’épaisseur de la couche. Je reviens ensuite avec un pinceau humide pour tenter de réactiver la peinture.
On constate que la peinture se ré-humidifie très facilement. La texture devient à nouveau crémeuse, et n’est pas granuleuse. Il ne faut pas beaucoup d’eau pour réactiver la couleur. C’est super car contrairement à l’acrylique, les erreurs se modifient très facilement, et vous pouvez travailler sur plusieurs jours si vous le souhaitez !

Tests de textures
On peut réaliser différentes idées de textures avec la gouache.
La première consiste à prendre un outil de nail art ou un cutter pour « gratter » la peinture. Cette technique est utile pour dessiner des poils ou de la fourrure d’animaux. Attention à ne pas déchirer le papier, c’est mon cas ici, j’ai un peu trop appuyé !
La deuxième consiste à prendre un pinceau chargé en peinture légèrement diluée, et de tapoter du bout des doigts le pinceau. Cela permet de réaliser quelques projections sur le papier. Parfait pour les étoiles ou les textures !
La troisième consiste à réaliser une première couche de peinture, puis une fois sèche, de prendre une autre couleur pour réaliser des petits points par-dessus, à la méthode du pointillisme, parfait pour des écailles ou pour colorier d’une certaine façon.

Démonstrations : deux tutoriels faciles à la gouache HIMI
Après avoir fini tous les tests sur le papier « Gouache & Aquarelle », je vais venir réaliser 2 illustrations, la première sur le papier Graduate Mixed Media et la seconde sur le papier « Gouache & Aquarelle ».

1er tutoriel : réaliser un coucher de soleil à la gouache HIMI
Je vais réaliser un coucher de soleil classique. Je mets mon scotch de masquage tout autour de ma feuille. J’utilise ma pointe plate pour réaliser tout le fond en dégradé. La pointe permet d’homogénéiser sans problème les couleurs.

J’ai commencé par la couleur violet pastel. Je trempe légèrement dans l’eau puis dans le godet de peinture et je commence à réaliser un aplat par à-coups de traits horizontaux.

Même pas forcément besoin de trop rincer le pinceau pour passer à la suite. Je continue avec mon rose pastel. Puis le jaune.

J’ajoute les montagnes en premier plan une fois la première couche sèche. Puis les reflets dans l’eau en donnant des petites impulsions avec le pinceau plat.

Je prends mon pinceau à pointe ronde pour ajouter quelques détails dans les montagnes. Un peu de violet pastel et un peu de blanc.

Je peux rajouter du rose pastel dans la mer, pour simuler le ciel qui se reflète dans la mer.

Avec le pinceau stripper long, je peux venir réaliser les arbres au premier plan avec une couleur foncée. La pointe permet de réaliser le tronc très finement, et de réaliser des feuillages de manière efficace.

J’ai ajouté quelques collines également au premier plan. Puis j’ai réalisé des tiges avec un vert canard et un vert plus clair. Je peux venir réaliser des fleurs avec du rose et du bleu.

J’ajoute au centre de chaque fleur, un petit point jaune. Les fleurs sont terminées.

Enfin, j’ajoute quelques nuages avec de la gouache blanche et un peu d’eau.

Une fois toute la peinture sèche, je peux venir retirer le scotch de masquage.

La première illustration est terminée je suis super contente du rendu, surtout après avoir passé plusieurs mois sans peindre. D’ailleurs je crois que c’est une des premières fois où j’utilise de la gouache !
2ème tutoriel : Souvenir de vacances à la gouache HIMI
Pour cette illustration, j’ai voulu dessiné un petit souvenir de vacances. Je suis partie 15 jours en road trip avec mon copain et mes 2 enfants cet été : mon fils de 2 ans et ma fille de 6 mois. On a dormi en tente de toit. On avait souvent le soleil qui se levait le matin et qui venait rayonner dans la tente. J’ai pris quelques photos avec ma fille, et j’en aimais une particulièrement. J’ai décidé de reproduire cette photo.

J’ai commencé avec la pointe pinceau plat à réaliser l’ensemble du ciel et de la prairie. J’ai mélangé différentes nuances de bleus, et j’ai créé un vert ocré pour rappeler les couleurs de la photo. Je ne vais pas chercher à reproduire exactement la photo, je m’en inspire seulement.

Je peux m’aider de la pointe du pinceau pour réaliser l’herbe en donnant des petits à-coups.

Cette fois je m’aide de la palette pour créer des couleurs directement dessus, et diluer plus ou moins avec de l’eau. C’est plus simple que directement sur le papier, surtout avec un grand format.

Je peux ensuite réaliser la tente de toit par-dessus avec un mélange de couleur orange et de marron. D’ailleurs je me rends compte que j’ai fait l’horizon trop haut, donc on a beaucoup moins l’impression de hauteur que sur la photo.

Je trace ensuite mon bébé et moi en premier plan avec différentes nuances de foncé. Puis j’ajoute le soleil derrière nous avec du blanc et du jaune pâle. J’ajoute quelques nuances de beige, d’ocre, et de noire pour rajouter un peu de contraste, puis je retire le scotch de masquage.

Le dessin est terminé. Je le trouve pas très réussi, j’ai vraiment raté les proportions au niveau des personnages. Je n’ai pas voulu faire de brouillon parce que j’aime bien dessiner sur le tas lorsque je peins, mais peut-être que j’aurais dû esquisser rapidement les personnages.
Au niveau de la coloration, et de la gouache en elle-même, j’aime bien les couleurs et le rendu. Je trouve que c’était très agréable de travailler les couleurs. Le fait que la gouache peut être retravaillé à l’eau est à la fois un atout car j’ai pu corriger quelques erreurs et refondre les couleurs derrière, mais à la fois complexe, car parfois je ne voulais pas que les couleurs se fondent entre elles, et j’avais un peu de mal, malgré la couche sèche.
L’article est à présent terminé. Je suis plutôt contente de la gouache, c’était très agréable à utiliser ! Et ça fait du bien de recommencer à peindre.

Pour en savoir plus et visualiser l’intégralité de mon test sur la gouache HIMI, vous pouvez voir ma vidéo sur YouTube qui comporte l’ensemble de mes tests réalisés dans cet article.












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