Papier Fabriano 5 testé par Théo Cathelinais

Théo Cathelinais a testé le papier Fabriano 5 pour vous. Il partage ses astuces et son expertise.

Présentation du papier Fabriano 5 :

  • Couverture au look attrayant très contemporain.
  • Le papier très blanc fera donc ressortir les couleurs, les rendra plus lumineuses ; c’est vraiment ce que recherchent les aquarellistes actuels.

LE FABRIANO 5 GRAIN FIN

Premiers tests

Papier Fabriano 5 test

Tests du papier Fabriani 5

Je trace plusieurs carrés dans lesquels je vais effectuer quelques tests. J’humidifie au pinceau un des carrés et après avoir attendu que l’eau pénètre en profondeur je pose un lavis par petites touches : la couleur se diffuse agréablement sans trop s’étaler.

Dans le carré suivant, du bout du pinceau, je pose un lavis humide sur papier sec : la couleur reste éclatante. Sur le suivant, je fais la même chose, puis j’introduis une autre couleur : beau résultat avec de jolies nuances transparentes. Ensuite sur un lavis clair et sec : je remouille toute la zone et je pose des taches de couleur rouge censées représenter des fleurs : le résultat est intéressant, je trace quelques queues et dans le cœur des fleurs j’introduis une goutte d’eau. La couleur est repoussée, le centre s’éclaircit et devient presque blanc.

Dernier test sur les jeux de transparence. Beaucoup plus de transparence si on humidifie avant de poser un deuxième lavis que si l’on peint  directement sans mouiller.

Test suivant

Papier Fabriano 5

Petite aquarelle esquissée

Je commence par dessiner une statue qui se trouve dans une ancienne galerie commerciale bien connue des Nantais. En gardant une marge d’un centimètre tout autour, je mouille assez largement le papier et m’aperçois que ce n’est sans doute pas la bonne façon de travailler car le papier gondole rapidement. Je pose tout de même quelques lavis clairs en inclinant le bloc pour répartir les couleurs et éviter que des flaques se forment dans les creux. 

Après séchage, je reprends l’aquarelle en humidifiant moins généreusement les zones que je désire peindre. C’est la bonne façon : les couleurs se diffusent et gardent leur éclat.

Je travaille en superposant les lavis qui gardent une bonne transparence. Je réserve quelques zones à la gomme liquide : après séchage, elle se retire bien sans arrachage du papier. Même chose pour le ruban à masquer : pas de dédoublement du papier.

Conclusion

Le côté pratique des blocs aux bords encollés est intéressant lorsque l’on veut travailler tout de suite ou sur le motif : en effet, le support est tout de suite prêt à être mis en oeuvre. Une fois l’aquarelle terminée, il suffit de glisser une lame pour détacher la feuille du bloc.

Le papier très blanc rend les couleurs très lumineuses : elles ne perdent que très peu de leur éclat au séchage. Une gamme de papier 50 % coton intéressante qui permet de peindre des aquarelles abouties de bonnes qualités. Comme je l’ai dit précédemment, il vaut mieux éviter de mouiller le papier trop abondamment pour qu’il ne gondole pas. La meilleure façon est d’humidifier le papier modérément en inclinant le bloc dans tous les sens pour que l’eau se répartisse uniformément ; on peut en ajouter aux endroits qui auraient séché trop vite. En procédant de cette façon le papier Fabriano 5 garde l’humidité et permet de travailler assez longtemps. Je conseille le Fabriano 5 à tous les artistes débutants et confirmés pour toutes ces qualités décrites précédemment, mais aussi pour son rapport qualité-prix un peu plus abordable qu’un 100 % coton.

LE FABRIANO 5 GRAIN TORCHON

Un beau papier très blanc lui aussi avec un grain plus large, légèrement alvéolé, j’aime beaucoup son aspect ! Je vais travailler directement comme je le fais habituellement pour le tester. J’esquisse d’après photo un dessin très léger d’une autre statue du Passage Pommeraye de Nantes. Pas de souci particulier au gommage. Je mouille le papier en épousant les contours extérieurs de la statue, d’abord modérément, puis je rajoute de l’eau et incline le bloc dans tous les sens pour la répartir uniformément. Je pose des taches de couleur ocre jaune puis, directement sur le fond mouillé près de la statue du cramoisi d’alizarine. Les deux couleurs se fondent doucement et agréablement. Je ne peins pas volontairement le bas droit de la robe pour rendre l’ensemble plus léger et laisser une ouverture au regard. La silhouette de la statue ressort bien sur ce fond coloré. Je choisis du gris de Payne, du jaune Alizarine et de l’Ocre jaune pour la peindre. Le gris de Payne mélangé à du jaune donne une teinte gris vert qui se rapproche beaucoup de la pierre patinée de la statue. Je travaille avec deux pinceaux : le premier pose la couleur,  le deuxième l’estompe en ajoutant ou en enlevant de l’eau. Je fais bien attention de garder de la lumière et de travailler les ombres.

Papier Fabriano 5Conclusion Papier Fabriano 5

J’ai adoré travailler sur ce papier au grain  agréable, je n’ai pas vu de différences avec un 100 % coton. C’est un vrai plaisir. Pas de surprises au séchage : les couleurs gardent leur éclat. Je le conseille sans réserve.

 

théo cathelinaisThéo Cathelinais adore partager sa passion pour l’aquarelle et anime des ateliers dans son association. Il participe aussi activement à l’organisation de l’exposition annuelle de sa petite ville de la région nantaise.

Retrouvez ses réalisations sur son blog.

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