l'Atelier Géant

Test des blocs Gerstaecker au fusain et au crayon sanguine par Jo York

Test des blocs Gerstaecker au fusain et au crayon sanguine par Jo York

L’artiste Jo York a testé et comparé les 5 blocs Gerstaecker. Découvrez dans cet article son ressenti et ses impressions. 

Les blocs se présentent sous différents formats :

  • N°1 : Papier d’esquisse : il est livré en paquets de 50 feuilles, ainsi qu’en blocs de formats A2, A3 et A4. Papier composé 90g/m² et ne contient pas d’acides d’azurants optiques (agents de blanchiment qui blanchissent le papier). Le bloc n°1 est de couleur crème.
  • N°2 : Papier à dessin : également disponible en paquets de 50 feuilles et en blocs. Ce papier est de 125 g / m2 et également sans acide. Le n°2 est plus blanc que le n° 1 en apparence et a une texture légèrement granuleuse.
  • N°3 : Papier aquarelle : disponible comme ci-dessus dans les deux conditionnements : feuilles individuelles et blocs. Il s’agit d’un papier blanc cassé, 200g/m² et est également sans acide et sans azurants optiques. C’est un papier d’aquarelle vraiment agréable, avec une surface granitée que vous pouvez sentir lorsque vous touchez le papier avec vos doigts.
  • N° 4: Papier Kraft : disponible comme ci-dessus. Ce papier est fabriqué à partir de longues fibres naturelles écrues qui lui donnent sa couleur caractéristique «brunâtre». Il a également une texture striée, qui peut être exploitée pour créer des effets intéressants dans les médias secs. Le N°4 est sans acide et de 90g/m2. Historiquement, ce type de papier a été utilisé pour l’emballage en raison de sa solidité, mais il a aussi beaucoup d’utilité dans le domaine artistique.
  • N°5 : disponible comme ci-dessus. Le n°5 est un papier novateur : il est fabriqué à partir de matériaux 100% recyclés. Il est dépourvu d’acide et a une apparence blanche sans avoir besoin de traitement avec du chlore ou d’autres azurants optiques. Il très respectueux de l’environnement en fait sans compromettre la qualité ! Son poids est de 160g/m².
Test des blocs Gerstaecker par Jo York
© Jo York, www.joyorkart.co.uk

Voici un guide rapide sur les poids des papiers (les chiffres énoncés sont approximatifs) :

  • Papier calque : 40 g/m²
  • Papier journal : 35-40 g/m²
  • Papier à esquisser : 80-90 g/m²
  • Papier à dessin : 100-140 g/m²
  • Papier à poids lourd : 200g/m² et plus, généralement utilisé pour les techniques humides, travaux de techniques mixtes, ainsi que pour les œuvres finies destinées à l’encadrement et le support

Afin de tester les papiers dans leur globalité, j’ai décidé d’utiliser une large gamme de médias humides et secs et de techniques, que j’ai répété sur chaque type de papier à tour de rôle …

Test des blocs Gerstaecker au fusain et au crayon sanguine par Jo York
© Jo York, www.joyorkart.co.uk

Jetons maintenant un œil à chaque combinaison papier / matériau, en commençant par le fusain

Fusain

Test des blocs Gerstaecker au fusain et au crayon sanguine par Jo York
© Jo York, www.joyorkart.co.uk

Dans les échantillons ci-dessus, j’ai travaillé avec du fusain plus un pastel blanc sur chacun des cinq papiers, travaillant de gauche à droite, du No 1 au No 5.

Tout à gauche : Haut et bas : N°1 – Le fusain a bien fonctionné sur ce papier crémeux et naturel, même dans l’échantillon supérieur, en ajoutant un peu d’eau. C’est une option vraiment peu coûteuse et efficace pour les croquis, les essais ou les échantillons. Je choisirais un papier spécial pastel pour le fusain épais, car ce papier n’a pas assez de grain ou une texture de surface pour maintenir les particules qui constituent le fusain.

Deuxième en partant de la gauche : Haut et Bas : N°2 – Ici le fusain a très bien fonctionné dans les dessins expressifs, même avec des hachures répétés. L’épaisseur supplémentaire et la texture aident vraiment à tenir les petites particules du fusain, et la couleur plus blanche ajoute de la profondeur aux noirs riches du fusain.

Au centre : en haut et en bas : N°3 – Comme le N°1, ce papier est légèrement crémeux, mais ici, le papier plus épais avec une surface texturée qui retient efficacement le fusain très épais. La surface est très résistante et supporte l’utilisation de la bande adhésive (scotch) pour masquer les bords, sans abîmer le papier lors du retrait. Le seul inconvénient peut être qu’on peut perdre un peu de définition du détail dans la surface granité.

Deuxième en partant de la droite : Haut et Bas : N°4 – L’aspect doux et naturel de ce papier fonctionne bien avec du fusain, en particulier pour les esquisses, les croquis rapides. La couleur chaude du papier s’accord bien avec le fusain et donne une sensation totalement différente comparée à du papier à dessin standard. La surface est un peu plus fragile cependant et ne supporterait pas l’utilisation du fusain en couche épaisse,ou des techniques expérimentales de grattage. Il a également tendance à se déchirer si vous essayez de scotcher les bords, bien que cela puisse être fait avec le plus grand soin.

Tout à droite : Haut et Bas : N°5 – **Ceci est dans l’ensemble un bon support, blanc, résistant et durable et il offre une large gamme de possibilités, et de vrais noirs avec du fusain. Dans l’exemple au-dessus, vous pouvez voir que le papier résiste parfaitement au ruban adhésif et la surface n’est pas endommagée lors du retrait.

Crayon sanguine

Test des blocs Gerstaecker au fusain et au crayon sanguine par Jo York
© Jo York, www.joyorkart.co.uk

Premier en partant de la gauche : N°1 –  Le crayon Conté sanguine fonctionne bien sur le papier n°1 en ajoutant un peu d’eau : ici le mélange a bien fonctionné et le marquage du crayon sanguine était efficace, bien que j’ai évité d’accumuler de l’épaisseur. Notez que le papier n°un se déforme avec un peu d’eau.

Deuxième en partant de la gauche : N° 2 – *Ici, la sanguine a conservé une belle texture sur le papier plus blanc… et elle était également très efficace dans certaines zones avec un peu d’eau ajoutée. Certaines déformations apparaissent avec l’eau, mais c’est une excellente option pour les études.

Au centre : N°3 – *Le crayon sanguin a créé un résultat vraiment agréable et une finition subtile sur le papier crème pâle. Les zones avec de l’eau ne posaient évidemment pas un problème pour ce papier spécial aquarelle, mais il y a une légère perte de netteté et de définition en raison de la surface légèrement granuleuse.

Deuxième en partant de la droite : N°4 – Sur ce papier «Kraft», le crayon sanguin a donné une sensation agréable pour les croquis rapides, mais ne fonctionnerait pas pour une approche plus précise avec de l’épaisseur. La couleur «brunâtre» de ce papier met très bien en valeur le côté rouillé et granuleux du crayon sanguin. L’application de n’importe quelle quantité déforme et gondole la surface.

Tout à droite : N°5 – *Ce papier blanc recyclé avec un grammage agréable, a donné un résultat vraiment net, et propre avec la sanguine qui serait parfait pour les détails et permet une entière finition. Il résiste également bien à un peu d’eau.

Test des blocs Gerstaecker par Jo York
© Jo York, www.joyorkart.co.uk

Pour résumer mon expérience de l’utilisation des papiers n°1, n°2, n°3, n°4 et n°5, voici quelques points essentiels. J’ai également marqué avec une « * » devant les types papiers où je sentais que chaque technique avait bien fonctionné, et avec deux « ** » où les résultats étaient exceptionnellement agréable et le papier a offert un support idéal …

Fusain

  • N°1 pour un choix vraiment économique pour des tests rapides, des croquis et des expériences.
  • N °4 pour une approche expérimentale, en utilisant la couleur « brun chaud ».
  • N °2 * pour un rendu expressif et des noirs denses et riches.
  • N°3 pour les techniques de masquage utilisant de ruban adhésif, déchiré et coupé.
  • N°5 ** Pour des pièces plus finies avec une gamme tonale riche et de beaux noirs denses, plus d’excellentes options concernant le ruban adhésif.

Sanguine

  • N°1 et N° 4 pour des croquis rapides et vivants sur un support économique.
  • N°2 * ou N°5 * pour des finitions nettes et précises, en particulier avec de l’eau ajoutée.
  • N°3 * pour une finition subtile qui reprend la texture du papier.

Ma liste de matériel :

Tous les matériaux sont disponibles sur le site du Géant des Beaux-Arts : www.geant-beaux-arts.fr

J’utilise également :

  • du papier journal pour travailler dessus
  • serviette en papier et liquide vaisselle pour le nettoyage
  • un petit morceau de verre ou de plateau ou de carreau pour étaler l’encre pour l’impression

Astuce : Essayez d’expérimenter comme je l’ai fait avec une gamme de médiums et de techniques sur toute une variété de supports et papiers, en gardant vos résultats. Ce que vous allez faire sera vraiment une ressource fantastique lorsque vous sélectionnerez des papiers!

Lien artiste : Si avez apprécié expérimenter plusieurs techniques sur différents papiers et que vous avez envie de les utiliser pour en faire une oeuvre, jetez un œil au  travail fantastique de l’artiste de Pembrokeshire, David Tress, qui crée des peintures puissantes et expressives, souvent avec des éléments de collages : http://www.davidtress.co.uk

Retrouvez tous les tests de l’artiste Jo York sur les blocs N°1, 2, 3, 4, 5 Gerstaecker ici !

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