Bégonias au pastel par Patricia Soulier

Pour la Saint-Valentin, mon homme avait fait les choses en grand et ne s’est pas retenu : vase et fleurs en même temps ! Je me devais donc d’immortaliser cet ensemble somptueux.

J’attaque ce projet avec une feuille mi teintes de fond gris flanelle et des pastels secs dans des tons dégradés roses et rouges.

Je dessine d’abord fleurs, tiges feuilles et vase sur un grand calque. Puis, j’entre dans le détail et je reporte ce dessin au papier carbone blanc sur mon papier pastel. Ainsi, j’évite de gommer d’éventuelles erreurs qui abîmeraient le fond de mon papier.

Je passe ensuite à la couleur.

Le travail au pastel nécessite de l’ordre et de la méthode. La première étape est la pose de couleurs en larges aplats côte à côte en variant le plus possible les teintes, comme ci-dessous où le rose côtoie le rouge et le blanc.

 Et comme ci-après où je rajoute du jaune…

Puis, je passe à l’étape suivante où j’utilise le pinceau Duo Pastello à double embout. 

Je balaye en effleurant les pigments que j’ai préalablement posés. Ainsi se mélangent doucement les différentes couleurs qui deviennent floues et fondues.

Sur la prochaine photo, on voit concomitamment les 2 premières étapes où les aplats de couleurs sont ensuite fondus « à la David Hamilton », ce photographe des années 60 qui atténuait les teintes pour donner un flou, adoucissant les visages de ses modèles.

Je continue sur l’ensemble des fleurs…

Après le passage du pinceau Duo Pastello, de la poussière de pastel se dégage :

On peut la conserver pour des fonds.

Pour les fleurs en premier plan, je rajoute des teintes plus sombres, des carmins et des bleus pour déjà figurer les ombres.

Puis, je travaille les tiges avec des verts et jaunes et des bruns, selon le même principe en 2 étapes : aplats de couleurs et estompage.

Je termine cette première approche par le vase et les feuilles. Finalement, je trace une ligne d’horizon.

Je passe ensuite à la troisième étape : intensification des couleurs. Je répète les mêmes couleurs en insistant de façon à ce que les pigments pénètrent plus profondément dans le grain du papier. Ainsi, les couleurs sont plus fortes et intenses.

Ce travail exécuté, je mêle les nouvelles couleurs à l’aide d’estompes lors d’une quatrième étape. Les estompes écrasent les pigments et permettent la conservation de l’intensité des couleurs.

Bien faire pénétrer les pigments dans le grain du papier et nécessaire. On peut utiliser les doigts pour écraser les poussières restantes, cela veloute la matière.

Pour l’étape suivante, je travaille les ombres et les lumières en utilisant des blancs, jaunes et bleus sombres.

Puis, je finis le travail en rehaussant les contrastes à l’aide de crayons pastels, comme ci-après avec un crayon rouge foncé…

 …et des crayons jaunes et orangés.

 Je travaille le sol en aplats et je rentre dans les tous derniers détails.

Je réajuste les flous dans les lointains en intensifiant certains.

Pour finir, je termine le sol et mets en place l’ombre du vase.

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