l'Atelier Géant
Salon de MAi

Salon de Mai

Salon de Mai

 

 
Historique

Fondé à Paris en 1943, pendant l’occupation, par le critique d’art Gaston Diehl, le Salon de MAI n’a cessé, pendant plus d’un demi-siècle, de représenter les forces vives de la création nationale et internationale.

Tout a commencé dans un restaurant de la place du Palais Royal. Conçu comme un acte de résistance au nazisme qui condamne tout art libre et indépendant, assimilé à un art dégénéré, les artistes se réunissent pour la défense de l’art moderne, et répondent par une action fédératrice, soutenus par Michel Florisoone, directeur de l’Action Artistique et de Gaston Diehl, l’instigateur de cette croisade pour la défense de l’art. Les artistes, peintres, sculpteurs, graveurs se nomment Adam, Auricoste, Coutaud, Couturier (seul survivant de cette époque pionnière et toujours membre de l’actuel comité), Despierre (qui suggère de baptiser le salon du nom du mois durant lequel les premières réunions se sont tenues), Gili, Gischia, Gruber, Le Moal, Manessier, Marchand, Pignon, Singier, Venard, Vieillard réunis autour de Gaston Diehl, qui devient le Président du Salon de Mai dont le premier du nom a lieu en 1945. Le comité d’honneur réunit Dorival, Florisoone, Huygue et Jean Cassou. Gaston Diehl sera président de 1945 à 1997, épaulé par Jacqueline Selz qui devient la secrétaire générale et le restera jusqu’à son décès en 1994, avec à ses côtés Yvon Taillandier, secrétaire du Comité. En 1997, Antoine Poncet devient Président alors que Gaston Diehl est fait Président d’honneur. Abraham Hadad devient Vice-président et Bertrand Moulin est nommé secrétaire général. Après le renouvellement du bureau en 2002, Antoine Poncet est nommé Président d’honneur. Lydia Harambourg est élue Présidente, Abraham Hadad est Vice président et Marc Giai-Miniet secrétaire général.

 

Action du Salon de Mai

Pendant plus d’un demi-siècle, le SALON DE MAI a rempli sa mission pionnière en assurant à l’artiste sa pérennité créatrice intimement dépendante de sa liberté. Il a été ce champ fécond pour une aventure commune, partagée par des artistes dont les engagements passaient aussi par leurs stratégies personnelles. La pluralité des tendances, les poussées avant-gardistes, les ruptures apparentes étaient les symboles d’une création vivante et libre. Vivier incomparable, le SALON DE MAI a vu naître et s’épanouir les grands noms de l’art moderne et contemporain. Tous les grands courants, Abstraction, Nouvelle Figuration, Pop’Art s’y sont confrontés au nom de la modernité, mais une modernité reliée aux “assises du monde” comme disait Cézanne. L’artiste est en péril et menacé dans sa création. Des créateurs, ferments de l’art vivant, travaillent avec passion, isolés dans leurs ateliers, où les “décideurs” de l’art semblent les avoir oubliés. Ils y créent une oeuvre qu’ils ont de plus en plus de mal à montrer, dans une société à la solde des médias qui exercent une ségrégation d’autant plus intolérable que les aires d’expression dévolues aux artistes leurs sont progressivement enlevées. Le SALON DE MAI était l’une d’elles. à l’esprit d’ouverture qui demeure l’une de ses spécificités, il y ajoute le principe d’un Comité, renouvelé et composé d’artistes laissés libres de choisir et de parrainer des débutants. Les prestigieux aînés épaulent les cadets dans une volonté de maintenir une tradition d’invention, d’audace et d’ouverture aux signes avant coureurs des “hiéroglyphes du futur”. L’enjeu se situe dans l’indépendance morale, créatrice et financière du jeune artiste qui trouve sur les cimaises du Salon, sa raison identitaire et tente une rencontre avec un public non manipulé. Créer, c’est faire acte de présence en affirmant sa liberté.

Face à l’entreprise déstabilisante et perverse qui voudrait faire croire à un public désinformé que l’art est mort, que la peinture et la sculpture sont des activités périmées, obsolètes, d’un autre temps, certains iront jusqu’à dire démodées, contre ces assertions non fondées, le SALON DE MAI s’inscrit en faux. Il faut rendre aux artistes les moyens dont ils ont besoin, leur redonner l’image et la place qui doivent être les leurs.

Le Salon de Mai sera ouvert du 19 au 25 mai 2008
Espace Commines – 17, rue Commines – 75003 Paris
Métro : Filles du Calvaire
Renseignements : SALON DE MAI – 28, rue de Monfort – 78190 Trappes
http://www.salondemai.com/

Voir plus d'articles

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.